De l’utilité de la photographie | Pierre-Emmanuel Weck

Suite à la dif­fu­sion d’un article relayé par mon amis Arnaud Contre­ras sur Face­book : “Pour­quoi il faut arrê­ter la photo de concert” publié sur le site le hiboo, je vou­lais mettre un petit com­men­taire, mais, trop long, je le mets ici.

Les dif­fi­cul­tés du monde de la photo est sujet récu­rant (ici,   , et et encore ici) que l’on constate dans d’autres domaines que celui de la photo de concert (les manifs de rues ou les défi­lés de mode par exemple) et qui pose plein de questions :

Roms de Saint-Ouen | Pierre-Emmanuel Weck

Le matin de cette jour­née de por­traits, j’avais fait mon pre­mier défilé de mode. Comme je n’y connais­sais rien, j’étais venu en cra­vate. Il fai­sait frais, j’avais aussi un pull bien chaud. Arrivé au carré des pho­to­graphes, je ne vis que des types en tee-shirt publi­ci­taires, polos déla­vés, jeans, bas­kets… Du coup, j’ai gardé, mal­gré la cha­leur étouf­fante, mon pull pour cacher ma cravate.

L’après-midi, le soleil s’était levé, il fai­sait bon, je rejoi­gnais le camp de Roms ins­tallé depuis quelques semaines à Saint-Ouen.

Une amie, élue régio­nale verte, se bat­tait contre la mai­rie pour l’obliger à res­pec­ter la loi et accep­ter l’inscription des enfants aux écoles de la ville. La muni­ci­pa­lité com­mu­niste avait embau­ché des vigiles pour leur bar­rer l’accès au ser­vice scolaire.

Rapi­de­ment les enfants étaient deve­nus mes guides dans le camp, ils me trai­naient d’un endroit à un autre, me tenant par… la cra­vate.
Je fai­sais office de photographe-public. À chaque fois que je reve­nais, j’apportais les pho­tos de la veille m’assurant qu’elles aillent bien dans les mains des per­sonnes pho­to­gra­phiées afin qu’elles ne soient pas mon­nayées ou déchi­rées et jetées à terre.

Je suis venu plu­sieurs fois par semaine, jusqu’à l’expulsion du camp. Les rats grouillaient sous la dalle de béton qui por­tait les cara­vanes et remon­taient la nuit atta­quer les enfants.

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Murs de Sainte-Anne | Pierre-Emmanuel Weck

Charles-Auguste Ques­tel, sous l’égide du baron Hauss­man en 1867, a conçu Sainte-Anne en auto­no­mie totale par rap­port à son envi­ron­ne­ment exté­rieur. C’était un monde clos, à l’image du monde asi­laire, der­rière des murs hauts de plu­sieurs mètres, dans une ville de Paris qui était beau­coup moins éten­due qu’aujourd’hui.
Sainte-Anne est désor­mais au cœur de la ville. Il est urgent de tra­duire les évolu­tions de la société et l’ouverture de l’hôpital sur la ville.
Les murs sub­sistent en par­tie. Le péri­mètre et les portes de Sainte-Anne sont le point de contact avec la ville. Il s’agit de faire de Sainte-Anne un quar­tier pari­sien, tout en pré­ser­vant sa sin­gu­la­rité, le calme, l’harmonie et la séré­nité qui s’en dégagent.
Dans le sens du déve­lop­pe­ment des usages mixtes ville-hôpital, le carré his­to­rique s’ouvrira à des acti­vi­tés cultu­relles et scien­ti­fiques, grâce à son Ins­ti­tut de la psy­chia­trie et des neu­ros­ciences et à son centre de congrès, auquel par­ti­ci­pera la ville.

(extrait de la pla­quette de pré­sen­ta­tion du pro­jet de réno­va­tion de l’hôpital Saint-Anne pour les années 2005 – 2020)

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Exposition | Alice Dourenn

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Exposition d’Alice Dourenn “Photographies sur miroir”

Chez Eva Pritsky
5 rue d’ Eupatoria 75020 Paris, métro Ménilmontant
Du 13 au 18 octobre 2011
Vernissage le jeudi 13 octobre à partir de 19 h

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